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DURBUY : QUID DE L’OPPOSITION A LA PORCHERIE ?
Le 3 mars 2010, le Collège Communal a émis un avis défavorable sur la demande de permis introduite
par Monsieur Didier Pétry. Il s’agit d’un projet de construction et d’exploitation d’une porcherie de 1950
porcs située à moins de 1 500 mètres de la Vieille Ville.
Le 20 avril, le Bourgmestre explique que le Collège n’a trouvé d’autre solution que d’accepter ce
projet mais en imposant des conditions particulières strictes. Cette décision, prise le 14 n’a toutefois
été signifiée que le 16 avril, soit, trop tard pour être valable !
En conséquence, le permis a été accordé sans aucune réserve.
Le 4 mai, des citoyens de Durbuy se sont réunis pour se positionner face à cette situation. En effet,
ils s’indignent de voir s’implanter un site d’engraissement industriel à proximité immédiate
d’une zone Natura 2000!
Riche de sa biodiversité, de ses eaux et de ses paysages exceptionnels, Durbuy peut prétendre au
développement durable de son agriculture et de son tourisme. L’exploitation autorisée peut se muter
en une catastrophe qui détruirait cet avenir prometteur. En plus d’odeurs nauséabondes permanentes,
les risques de pollution des nappes phréatiques et des rivières sont majeurs vu le sous-sol riche
en cavités. Il faut aussi réfléchir aux conséquences de l’épandage du lisier
sur les campagnes environnantes et près des captages d’eau existants.
Les porcheries industrielles sont aujourd’hui pratiquement interdites aux Pays-Bas et en Flandres. Alors, pourquoi
permettre l’implantation de ces dangers sur un site avec une nature à protéger et à défendre
?
Plus de 100 citoyens se sont cotisés pour financer l’introduction d’un recours auprès du ministre
Henry. Ils refusent que le patrimoine local soit mis en péril par pur esprit de lucre et ce, sans aucune
étude d’incidence ! Car il s’agit d’investissements pour nourrir la croissance d’entreprises extérieures
avec un minimum de retombée économique locale, sans création d’emploi pour son exploitation.
Ceci se fait au mépris des citoyens de la région qui font tant d’efforts pour offrir à leurs
enfants et aux nombreux visiteurs un présent et un futur où les activités économiques
se doivent de rimer avec qualité de vie. Ces citoyens sont scandalisés qu’un des « dossiers
de l’année » reçoive l’accord par défaut suite à une erreur administrative, d’autant
plus que le Collège n’a pas pu maintenir son refus initial. Ils sont sidérés par cet aveu
d’incompétence de l’Administration Communale. Ils se sentent frustrés car ils sont contraints à
défendre, avec leurs propres forces et leurs propres deniers, l’avenir du patrimoine rural et touristique
d’une des perles de l’Ardenne !
Les signataires de ce recours sont curieux de connaître la prochaine position officielle sur ce dossier,
celle de Monsieur le Ministre Philippe Henry.
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