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Oran, Canne(s) du 7ème art arabe (réf: 908045 - 25/08)


Oran, capitale du 7ème art arabe, a embrasé du 23 au 30 juillet 2009 la 3ème édition du festival du cinéma arabe sous le haut patronage de son Excellence Monsieur le Président de la République Abdelaziz Bouteflika, le Ministère de la Culture et la Wilaya d’Oran. Cette ville cosmopolite, riche en histoire et en art, s’est vue accueillir chaleureusement un cinéma venu des quatre coins du monde arabe : Egypte, Syrie, Jordanie, Emirats Arabe Unis, Bahreïn, Tunisie, Maroc, Liban, Palestine... ainsi que des grands noms du 7ème art arabe, tels que Nabila Abeed, Yusra, Ilham Shahin, Manel Salama, Nagwa Fouad, Ahmed Bedir, Khaled Youssef, Magdy Ahmed Ali, Adel Adeeb, Amro Saad, Fethi Abdelwaheb, Ahmed Essâadeni, Djamel Sleiman, Waha Raheb, Aymen Shahin, Mohamed Karim...

Tapis rouge, jeunes filles et jeunes hommes en tenues traditionnelles, cavaliers de la fantasia, des lumières et des lumières ont magnifié toutes ces étoiles venues sur terre. Ce festival s’est distingué par une simplicité inaccoutumée de nos jours, accompagnée d’un éventail de programmes riches en idées, propos, activités, culture, chants, hommages... Les invités, le public et les médias ont tout de suite compris qu’il s’agit là d’un festival hors du commun. C’est encore aujourd’hui une exception. Son entièreté est à graver en images et en écrits. D’ailleurs, tous ont marqué leur intérêt par leur présence durant le festival. D’autres en tournage, l’ont rejoint peu avant sa clôture comme « Manel Salama », accompagnée de son époux, le grand réalisateur « Adel Adeeb », déjà passé à Bruxelles lors du festival du cinéma indépendant en 2008 avec son film « Baby dol night » pour lequel il a décroché le prix du meilleur scénario qui n’était autre que celui de son père Abdel hey Adeeb.

Le président du Festival du Cinéma Arabe, Monsieur Hamraoui Habib Chawki, ancien ministre de la culture, puis ex DG de la télévision Algérienne, était en réalité la vedette de ce festival de par sa grande culture, sa modestie, son dévouement, sa disponibilité et sa discipline sans égale.
Dans son discours d'ouverture, émouvant et exprimé dans un arabe classique incontestable, le président du festival a dédié la cérémonie au premier martyr algérien " Ahmed Zabana ", natif d'Oran, guillotiné par l'armée française pendant la guerre d'Algérie, mais aussi à l'enfant de la Palestine " Mohamed El-Dorra " et au grand cinéaste Egyptien " Youssef Shahin ", il a également rendu un hommage posthume à " Abdelkader Alloula ", l'un des piliers du théâtre algérien, assassiné lâchement par un groupe terroriste dans les années 90''.

Sous les regards séduits des invités, il annonce l'ouverture officielle de la 3ème édition du festival international du cinéma arabe d'Oran, couronnée par les applaudissements interminables des invités.

Lors de la cérémonie d'ouverture, la grande actrice égyptienne *Yusra* (invitée d'honneur) qui lors de sa conférence de presse dévoile le grand rôle qu'a joué Youssef Shahin dans sa découverte de l'importance de l'Algérie et de son peuple, a enchanté le public par une chanson qui se voulait un hymne à l'amour et à la paix. Elle fut accompagnée pour l'occasion de deux jeunes stars sortants de Alhan wa Chabab "Star Académie Algérienne''. Quant au groupe de musique du genre Gnawi "Djamaoui Afrika", il a fait vibrer les planches du théâtre régional d'Oran. Le dos bien dressé, la main sur l'autre au-dessus d'un genou sur un autre, ne figurait plus à l'image!

La communication, élément important de ce Festival, a été efficace et soignée, et ce de l'ouverture jusqu'à la clôture du festival.
Des brochures, des folders et des dépliants ont été mis à la disposition de chacun jusqu'à déposer des rappels du programme dans les chambres…

Le programme du festival, contrairement à d'autres, a été bien étudié et réparti, ce qui a d'ailleurs été vigoureusement apprécié par les artistes et les journalistes. Seulement trois projections par jour furent ouvertes au public en présence des artistes. Ce qui à bien évidement, facilité la rencontre des un et des autres d'une part, et a permis un peu de repos aux artistes et aux journalistes d'autre part…

Continuellement dans le programme, des autocars étaient mis à la disposition de la presse soit pour des excursions ou leurs déplacements. Des voitures à l'allure royales (dans lesquelles tout le monde s'est senti star d'un soir) accompagnaient les artistes aux salles de projections ou ailleurs. Les journalistes purent également en profiter lors de leurs nombreux déplacements entre l'hôtel Sheraton et l'hôtel Royal "5 étoiles", palace autrefois (où un bon nombre de journalistes étaient installés). Et que de bons souvenirs du Royal : D'une beauté, d'un service, d'un confort et d'un accueil sans égal. Un dîner raffiné animé d'un formidable fond musical fut offert aux invités du festival dans son restaurant " l'ambassadeur ". Les belles roses offertes aux dames et demoiselles et les petites corbeilles de fruits secs posées tous les jours sur les lits de l'hôtel furent quelques unes des petites attentions que l'hôtel porte à sa clientèle. Sans oublier inévitablement le sourire et la disponibilité de son personnel…

De par l'importance de ce festival, de son cadre (la ville d'Oran) et de son président, la wilaya et la commune d'Oran ont présenté chacune un dîner pendant lequel la cuisine algérienne traditionnelle (et plus particulièrement Oranaise) fut une grande découverte pour la plupart des artistes présents qui apprécièrent cette gastronomie locale.

L'avant dernière soirée quant à elle a était offerte par "Bellat", producteur de salami, dans ''le jardin public'' de la ville d'Oran, où tout faisait rappeler les mille et une nuits de la belle Shéhrazad.

Tous ces dîner étaient accompagnés de chants et de musiques bercés par de grandes et de jeunes stars algériennes, et constamment en présence du président du festival Monsieur Hamraoui Habib Chawki qui prenait le soin d'accueillir les invités à chaque entrée.

Le 3ème festival du cinéma arabe d'Oran, capitale du 7ème art arabe ne s'est pas contenté de la compétition cinématographique du court et long métrage, mais est allé jusqu'à organiser celle de la plume d'or de l'année 2008/2009, prix décerné à *Amir Al Amri* d'Egypte, représenté par Ahmed Fayek.

15 courts métrages en compétition. Estimés tous plus bon les uns que les autres, le jury a reconnu sans ambiguïté la difficulté de sa tâche qui l'a amené à décerner un prix spécial au film ''Saat Assari'' (En fin de journée) de Shérif El Bendari " Egypte ". Le film libanais Vinyle de ''Ziyad Chahoud'' a été gratifié du prix du jury. Le prix du meilleur court métrage d'une valeur de 30.000 $ est quant à lui revenu à la jeune algérienne *Sabrina Draoui* pour son premier court-métrage Goulili (Dis moi). Avant l'annonce des résultats, le comité a lancé un appel aux réalisateurs et aux producteurs de long métrage à prendre conscience de l'importance des courts métrages. Quant à ''Ahmed Fayek'', lors d'une interview exclusive, n'a pas caché son mécontentement par rapport aux salles de projections, qu'il a qualifié de peu commode.

Dans la catégorie long métrage, c'était une surprise pour certains et pas pour d'autres, quoi que l'on puisse penser ou dire, c'est le jury qui décide !

Dans le comité du jury pour les films long métrages, on retrouve la Saoudienne Myriam Al Ghamidi, présentatrice radio, écrivaine, conteuse, auteur d'une pièce de théâtre (radio et télévision), rédactrice et présentatrice de programmes de télévision et actrice. Elle est la première productrice en Arabie Saoudite dans le domaine de l'art et des médias, et la première femme arabe à avoir produit le premier long métrage arabe sur l'environnement. Siègent également dans ce comité de jury l'Egyptienne Nabila Abeed (actrice), l'Algérien Waciny Al Aredj (écrivain), la Syrienne Waha Raheb (première réalisatrice dans l'histoire du cinéma Syrien), le Marocain Mustafa Messnaoui (écrivain, journaliste) et la Tunisienne Kalthoom Bournaz (réalisatrice). Ce comité de jurys était présidé par l'invité d'honneur, le Palestinien Rachid Machâaraoui, premier cinéaste palestinien à travailler sur des films au sein des territoires occupés de la Bande de Gaza.

Le prix du jury du long métrage est revenu au film Cinecita *d'Ibrahim Letaïef *de Tunisie, remis par la grande dame du cinéma algérien Farida Saboundji…

Le prix du meilleur scénario dans cette catégorie a été attribué à Ayem Edajer (les jours de l'ennui) de *Abdellatif abdelhamid* de Syrie, rendu par le comédien syrien Djamel Sleiman.

Le Hoggar d'Or du meilleur acteur quant à lui s'est retrouvé entre les mains de l'Algérien *Hassan Kechache* pour son rôle dans le film de Mustapha Ben Boulaïd, réalisé par Ahmed Rachdi, qui retrace un épisode de la vie et du parcours révolutionnaire de ce grand martyr pendant la guerre d'Algérie.

L'actrice égyptienne *Ilham Shahin* qui a rejoint le festival deux jours avant sa clôture pour assister à la projection de son film Khaltet Faouziya (le mélange de Faouziya), produit par Shahin Films, où elle occupe le rôle principal aux côtés de ''Fathi Abdelwaheb'', ne cesse d'enchaîner sa récolte de palmarès. Sans contestations, l'heureuse élue décroche le Hoggar d'Or de la meilleure comédienne 2008/2009, titre remporté pour le même rôle lors de la projection du film à Rotterdam, en mai dernier.

Fathi Abdelwaheb, comédien principal du même film (le mélange de Fawziya), a connu une situation déplaisante, surtout dans de pareilles circonstances. En regagnant sa place après avoir accompagné *Ilham Shahin* sur scène, il trébucha... Il fut directement transporté à l'hôpital et a pu rejoindre le groupe peu de temps après, avec un bras bandé mais rien de grave… l'effet de la joie, certainement!

Pour le prix de la meilleure réalisation, le choix a été porté sur le film de Casa Negra de *Noureddine Lakhmari* du Maroc. Un choix amplement partagé par le public…

Honorée par le prix spécial du comité du jury pour le film Le Sel de Cette Mer de *Anne Marie Jacir*, la Palestine a été longuement saluée…

Le président Hamraoui Habib Chawki qui, lors de sa conférence de presse en après midi au Sheraton, a discuté ouvertement et clairement du peu de points négatifs survenus pendant ce festival, en s'engageant pour une meilleure efficacité l'année prochaine… regagne la scène pour annoncer le meilleur film 2008/2009 gagnant de cette troisième édition. Il fait part, avant cela, de son mal alaise aux invités devant le public venu nombreux. " Ils sont tous mes amis " dit-il, et " tous ont été à la hauteur du mérite du cinéma Arabe ", mais précise aussi que ce n'est pas lui qui décide mais plutôt le jury ! En ouvrant l'enveloppe, il annonça Khaltet Faouziya (le mélange de Faouziya) réalisé par *Magdy Ahmed Ali* comme meilleur film, lauréat du Hoggar d'Or remis par ses soins même et d'un chèque d'une valeur de 50.000$. Il annonça ensuite, la clôture officielle de ce festival hors du commun sur les chants du Raï de Cheb Bilal en donnant rendez-vous à tout le monde l'année prochaine pour la quatrième édition.

Beaucoup de medias ont comparé ce festival, qui participe aussi dans la production de films, à celui de Cannes, sauf que ce dernier ne procure pas de chambre single dans un hôtel 5 étoiles comme le Sheraton ou dans un palace comme le Royal d'Oran… Mais alors, se veut-il égal à la perfection et conforme à l'exception ou c'est tout simplement les normes de l'accueil et des coutumes de ce pays… ?!

Ben-Nourine Mokhtaria, Bruxelles le 01/08/2009


K.Alem
Responsable: Mlle Mokhtaria Ben-Nourine - Tel: +32 475 276146

Bruxelles B-1000


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