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Un concours de circonstances veut que le roman de José Dosogne, Avatar à Baranda
(L’Harmattan, Écritures, avril 2010), sorte de presse pour le cinquantenaire de l’Indépendance.
L’intrigue se situe à Basankusu dans la province de l’Équateur, au Congo belge, quelques années
avant 1960. Ce témoignage inédit, écrit de 1966 à 1968, sauvegarde le langage et le
contexte de l’époque. Les découvertes de l’auteur, au cours des années passées de 1953
à 1956 dans la région du caoutchouc et des bonobos, sont exprimées de façon métaphorique
pour révéler, sans discourir, combien la ségrégation était travestie par le
non-dit, au sein d’une population belge endormie par le pouvoir et ses mythes.
Bertrand cherche le tracé d’une route dans les marécages. La proximité, sans intimité,
de son guide Faustin au cours de l’exploration conduit Bertrand à découvrir chez lui les témoignages
d’une humanité qu’il ignorait jusqu’alors dans ses rapports distants avec les autochtones. Par ailleurs,
un drame inexpliqué détruit son entente avec son épouse Laure dès les premières
semaines.
Pour quelles raisons ce déchirement sans parole compromet-il sa relation amoureuse? Pourquoi a-t-il négligé
sa connaissance des Africains? La gestation de l’indépendance imminente postule un avatar de Bertrand, difficile
et décisif : celui du changement du regard, de la parole, du geste, de la réconciliation. Faustin,
de son côté, entreprend sa métamorphose en marche vers la libération. Les deux hommes,
le Noir et le Blanc, sont prêts à triompher l’un et l’autre du fatalisme qui les emprisonne au départ.
Éric Russon parlera de cet ouvrage dans son émission Cinquante degrés Nord du 15 juin 2010.
Pour une commande, consulter la fiche de l’auteur sur le site de L’Harmattan
http://www.harmattan.fr
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